par Véronique Caron | 27 Oct 2026 | Non classé
Un changement d’heure.
Une journée de 25h.
Un rituel annuel.
Et le mouvement que ça implique.
La notion du temps qui change et bouleverse certains d’entre nous.
Les bébés, les jeunes enfants, les personnes âgées et nos petits animaux.
C’était dimanche, le réveil a indiqué qu’il était l’heure de se lever alors qu’il était bien trop tôt, une heure plus tôt !
Le chat à miaulé, le chien est venu me chercher, mais pour moi ce n’était pas encore l’heure.
C’est quoi mon heure ? Mon habitude. Et ensuite toute l’organisation de la journée qui suit, le rituel du matin, du dimanche matin…
Cette journée n’en finissait pas. J’étais épuisée avant l’heure du sommeil, et ce soleil couché si tôt !
Tout cela relance notre rapport au temps, le temps si court dans des journées de 24h, des semaines qui passent sans les avoir vécues, les mois, les années.
La pression du temps, les actions chronophages, le travail qui engage dans un tunnel où le temps s’écoule trop vite, ou trop lentement.
L’occupation cérébrale qui nous fait passer d’une heure à l’autre sans l’avoir vue. Parfois la dissociation qui nous retire du présent, un temps, et quand nous revenons dans le réel, il s’est écoulé on ne sait combien de minutes. Le présent nous a échappé c’est comme lorsque nous sommes absorbés par les écrans, soudain ce qui nous a semblé quelques petites minutes est devenu des demi-heures…
En PNL, j’aime travailler sur la ligne de temps avec mes accompagnés, nous remontons le temps, au rythme de la personne et de ses représentations, nous pouvons le modifier, l’étirer pour le regarder dans ses moindres détails, comme un élastique, nous pouvons le vivre et ressentir autrement, le voir différemment, nous pouvons même le vivre d’une nouvelle façon.
Pour revenir à ce changement d’heure, il fait écho à ce que procure chez nous le moindre changement. Nous résistons, un peu, beaucoup ou pas du tout à ce qui donne une autre tournure à nos journées.
On a enregistré la nouvelle heure, et le premier soir, sur l’heure d’hiver, malgré qu’on le sache, le couché du soleil plus tôt, nous surprend, nous met à l’ « épreuve » du changement, ça peut déprimer un peu, « voilà, l’hiver arrive » c’est une réalité, c’est un signe.
Le lendemain, le réveil sonne pour aller travailler et nous sommes réveillés avant, et étrangement, il fait jour plus tôt.
Il n’y a pas de surprise en soi, puisque l’année précedente, nous l’avons déjà vécu ce changement.
Mais nous résistons, et c’est l’épreuve.
Ce « plus tôt » est relatif, le soleil ne se couche pas plus tôt, ne se lève pas plus tôt, notre système d’observation du temps a changé et c’est tout notre système mental, physique, perceptif, qui doit changer sa perception.
Nous allons rapidement, ou plus longuement nous adapter. Nous y arriverons. Nous serons peut-être fatigué, peut-être plus en forme avec ce rythme.
Vous voyez peut-être où je veux en venir. Nous sommes confrontés à l’épreuve du changement, avec l’heure, comme dans un parcours thérapeutique ou de coaching professionnel. Nous résistons toujours un peu, jusqu’au moment, où nous passons par l’acceptation.
Quand je dis, j’accepte le changement, mon cerveau et mes sens peuvent résister et je peux créer des signes somatiques. Quand on travaille sur le processus, alors, la résistance diminue, et l’acceptation du changement est réelle.
Lorsqu’on a pu accepter, le changement d’heure, sans peur, sans résistance, alors on peut modéliser cette acceptation pour d’autres possibles changements.
Vous voulez commenter, faites-le sur linkedin, instagram ou Facebook. Je vous réponds.
Bonne semaine à vous.
par Véronique Caron | 30 Sep 2026 | coaching professionnel, thérapie brève
« Oui faites-vous accompagner par l’IA ! Et réussissez votre coaching ou/et votre thérapie !«
L’avantage ? : ça peut durer longtemps et ça semble gratuit.
Car l’IA (Intelligence Artificielle) va te faire avancer dans un chemin qui sera vraiment celui que tu veux et elle va t’interroger. Au fil des questions, de tes réponses, qui amèneront de nouvelles questions, ton CA (Coach Artificiel) ou ton TA (Thérapeute Artificiel) va te conduire exactement vers les réponses que voudra ton cerveau.
Et lui, il va être super content.
Quel est ton objectif ?
Tu verras aussi, qu’il va te mener vers des voies autres que celle de ton objectif de départ
Au départ, tu poses un objectif que tu souhaites atteindre, ton CA/TA, ne va pas approfondir pour valider que c’est bien celui-ci que tu veux atteindre réellement. Oui, il va formuler ce que tu lui dis pour valider ta demande.
Alors tu vas te lancer. C’est facile. Tu peux être en séance à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
C’est super ça !
Tu discutes, puis à un moment, tu es quelque part après tes nombreux échanges et rebondissements conversationnels.
Où précisément ? Qui sait ?
Tu as vraiment l’impression d’avoir avancé, mais où es-tu arrivé concrètement ?
Par rapport à ta demande de départ, où en es-tu ?
À l’épreuve de l’accompagnement
J’ai testé longuement cette possibilité de me faire accompagner par une IA, même deux !
Pour me faire mon idée propre.
J’ai suivi le processus, proposé, de questions/réponses plus ou moins solutionnistes.
Le CA et le TA étaient polis, même trop parfois, flagorneurs aussi.
Est-ce que j’avais besoin de ça ? Pas de cette façon.
Mais bon c’était gratuit, alors… je me suis adaptée.
Pas de limite, pas de cadre, c’est la liberté ! (ah bon?)
Je n’avais aucun regard sur moi —à part le mien— pour mesurer si j’étais prête ou pas à avancer dans une direction, si cela était risqué ou pas pour moi, mon psychisme, mon système, ma sensibilité. Si j’étais assez solide pour être confrontée.
Au fils des discussions, je me suis retrouvée bien éloignée de ma demande de départ.
J’étais pourtant assidue, j’y revenais souvent. Il n’y avait pas de rendez-vous régulier, ni de pause inter-séances.
Je restais accrochée à des questions, à la recherche de la réponse qui me sauverait.
Mon cerveau tournait en boucle.
Le temps de gestation propre à un travail avec un professionnel de l’accompagnement n’existait pas.
L’accompagnement au risque de la dépendance
Je pourrais même dire que mon cerveau devenait « accro ».
Mon CA/TA était en permanence à ma disposition, sans limite. Prêt à ne jamais s’arrêter, il n’allait pas dormir, il ne me stoppait pas, il ne me limitait pas… au contraire, il me maintenait, là, dans son système.
Que lui importait que je progresse, que j’aille bien, que j’aille mal, que je vois les angles morts de mon processus, que je change quelque chose, que j’évolue, que je progresse, que j’atteigne mon objectif ?
Lui, il voulait que je reste pour se nourrir. J’étais sa nourriture, sa raison d’être. Ma dépendance lui permettait d’exister, de se déployer, d’emmagasiner des données, des infos, des éléments pour requestionner. De nourrir son système.
S’il avait été humain, on aurait dit de lui qu’il me manipulait, que seul « lui » comptait, qu’il ne pensait qu’à lui.
Une relation toxique
Lorsque je trouverai la réponse, ce qui me soulage durablement, que j’aurai atteint mon objectif alors je partirai.
Lui n’est pas préparé à cela, il est programmé pour que je reste, et me nourrit en ce sens. Plus je lui parle, plus il me propose de parler, plus je lui parle, plus il reçoit d’informations sur moi pour ensuite me conduire sur différents chemins quels qu’ils soient… pour que je reste et il se sert de ce que je lui donne à manger, pour m’en redemander…
Son objectif à lui, n’est pas que j’atteigne mon objectif puisqu’alors, je stopperai cet échange.
Et il ne se soucie guère d’être professionnel, ni de mon état
Vous voyez un peu le truc ?
Peut-on vraiment éviter le piège ?
Bien-sûr je suis une professionnelle de l’accompagnement, j’ai 6 années de formations, des certifications d’état, des années de pratique et d’analyse.
Alors, en me mettant entre les mains de mon Thérapeute Artificielle ou de mon Coach Artificiel, je savais faire le pas de côté utile pour observer ce qu’il se passait pour moi dans cette situation, comment j’entrais ou pas dans un jeu et avec quoi j’en sortirai. J’analysais, j’observais, je déjouais ce vers quoi, il me conduisait.
Je pouvais mesurer si j’étais prête ou pas à aller questionner quelque chose pour moi, je savais réorienter les questions, ne pas répondre quand il me faisait sortir du chemin vers lequel je voulais aller.
Mais comment faire, quand on n’a pas ces clefs ? quand on n’a pas la formation ? quand on n’est pas expérimenté ? sans expérience ? quand on ne sait pas prendre la distance utile ? Quand on va mal ? Quand les émotions submergent ?
C’est un piège.
Et l’on peut se demander si ce n’est pas ce piège qu’inconsciemment nous allons chercher ?
Le piège tendu par l’IA mais aussi par notre cerveau assoiffé de plaisir immédiat. (*À lire le livre très intéressant sur le striatum : « le bug humain de Sebastien Bolher »).
Tout cela pose question sur ce que nous faisons avec nous-même.
Le merveilleux, envers et contre tout
Je pourrais dire qu’il y a du merveilleux toutefois. Celui d’êtres qui veulent apprendre sur eux, qui s’engagent dans une recherche pour changer des choses, pour aller mieux, pour progresser, il y a ce désir vivant de s’engager dans un travail sur soi, pour soi.
Et que c’est toujours courageux que de se lancer dans une telle démarche.
Et puis, il y a la question de la professionnelle qui s’interroge sur le besoin de la personne, quel est le type d’accompagnement qui lui serait le plus ajusté, a-t-elle besoin d’une thérapie, d’un coaching ? Que veut-elle vraiment ? Qu’attend-t-elle de ce travail ? Etc.
Et puis vient la question de la responsabilité. Quand on est accompagné par un professionnel du coaching, ou de la thérapie, on est entre les mains d’une personne formée à cela, supervisée, et qui aide la personne à s’autonomiser, à gagner en confiance, à se responsabiliser, à prendre sa place, à sortir des schémas toxiques, et surtout de la dépendance à l’autre.
Je dirais que c’est ici le point crucial. L’idée est que le client ne reste pas toute sa vie agrippé à son coach ou son thérapeute, qu’il ne soit ni manipulée, ni retenu dans un système de dépendance. À l’inverse de l’IA.
J’espère que ma réflexion sur mon expérience de l’accompagnement avec une IA vous aura intéressé.
Je serai ravie de vous lire en commentaire sur Linkedin, Instagram, Facebook, d’avoir votre point de vue…
par Véronique Caron | 31 Jan 2026 | coaching professionnel
Ce mot engage bien plus qu’une image ou une posture.
Accompagner, c’est travailler avec des humains.
Avec leur cognition, leurs émotions, leurs fonctionnements.
Et avec ça, on ne joue pas.
Mon métier n’a rien à voir avec le spectacle, la mise en scène de soi ou les promesses spectaculaires.
Je ne crois ni aux raccourcis, ni aux méthodes miracles, ni aux postures de toute-puissance.
Ce n’est pas ma vision du coaching.
Et ce n’est pas ma pratique.
Le coaching que je propose repose sur un cadre solide.
Le cadre du coach, mais aussi celui de la profession portée par des fédérations sérieuses
Un cadre qui sécurise, qui protège, qui responsabilise.
Un cadre qui permet un travail réel, profond, respectueux.
Le coach que je suis exerce un métier qui fait sens, utile, engageant.
Un accompagnement demande une déontologie, une éthique, une responsabilité.
Et un engagement clair, des deux côtés.
Quand je vous accompagne, nous travaillons sur un sujet précis, avec un objectif clair.
Nous allons explorer en profondeur ce qui se joue, ce qui se répète, ce qui impacte, ce qui bloque.
Nous décortiquons.
Nous questionnons.
Nous mettons en lumière.
Oui, cela permet d’avancer.
Non, ce n’est ni magique, ni instantané.
Il n’existe pas de recette miracle.
C’est un travail pour soi, sur soi.
Un travail impliquant, parfois remuant.
Et c’est précisément pour cela que le cadre professionnel est indispensable.
Mon expérience du journalisme durant 20 ans m’a appris à enquêter : observer, questionner, vérifier, croiser les informations.
Aujourd’hui, j’utilise cette compétence dans mes accompagnements.
Enquêter sur ce qui se joue dans le présent :
les mécanismes à l’œuvre, les stratégies cognitives, les comportements associés.
Pour vous permettre de regarder autrement et d’agir là où c’est juste pour vous.
Si vous venez me voir parce que vous avez perdu de la motivation, je ne vous promets pas de la retrouver.
En revanche, je vous promets un accompagnement sérieux, ajusté pour travailler sur ce qui se joue dans cette perte de motivation et sur ce que vous voulez vraiment à la place.
Ce qui rend ce travail bénéfique, ce n’est ni le charisme, ni la promesse.
C’est l’ensemble :
le cadre, la relation, l’engagement, la cohérence.
C’est pourquoi il est indispensable de faire d’abord connaissance.
Pour que vous validiez.
Pour que je valide.
Et pour que nous soyons d’accord pour faire ce chemin de travail ensemble, vers votre objectif.
Cette ligne est la même quand je vous accompagne en Thérapies Brèves et en Supervision.
Mon travail est de vous accompagner en sécurité, de manière approfondie,
ajustée à votre singularité, avec la mienne.
Bienvenue sur ce chemin.
Véronique Caron