Réflexion du week-end sur le temps
Un changement d’heure.
Une journée de 25h.
Un rituel annuel.
Et le mouvement que ça implique.
La notion du temps qui change et bouleverse certains d’entre nous.
Les bébés, les jeunes enfants, les personnes âgées et nos petits animaux.
C’était dimanche, le réveil a indiqué qu’il était l’heure de se lever alors qu’il était bien trop tôt, une heure plus tôt !
Le chat à miaulé, le chien est venu me chercher, mais pour moi ce n’était pas encore l’heure.
C’est quoi mon heure ? Mon habitude. Et ensuite toute l’organisation de la journée qui suit, le rituel du matin, du dimanche matin…
Cette journée n’en finissait pas. J’étais épuisée avant l’heure du sommeil, et ce soleil couché si tôt !
Tout cela relance notre rapport au temps, le temps si court dans des journées de 24h, des semaines qui passent sans les avoir vécues, les mois, les années.
La pression du temps, les actions chronophages, le travail qui engage dans un tunnel où le temps s’écoule trop vite, ou trop lentement.
L’occupation cérébrale qui nous fait passer d’une heure à l’autre sans l’avoir vue. Parfois la dissociation qui nous retire du présent, un temps, et quand nous revenons dans le réel, il s’est écoulé on ne sait combien de minutes. Le présent nous a échappé c’est comme lorsque nous sommes absorbés par les écrans, soudain ce qui nous a semblé quelques petites minutes est devenu des demi-heures…
En PNL, j’aime travailler sur la ligne de temps avec mes accompagnés, nous remontons le temps, au rythme de la personne et de ses représentations, nous pouvons le modifier, l’étirer pour le regarder dans ses moindres détails, comme un élastique, nous pouvons le vivre et ressentir autrement, le voir différemment, nous pouvons même le vivre d’une nouvelle façon.
Pour revenir à ce changement d’heure, il fait écho à ce que procure chez nous le moindre changement. Nous résistons, un peu, beaucoup ou pas du tout à ce qui donne une autre tournure à nos journées.
On a enregistré la nouvelle heure, et le premier soir, sur l’heure d’hiver, malgré qu’on le sache, le couché du soleil plus tôt, nous surprend, nous met à l’ « épreuve » du changement, ça peut déprimer un peu, « voilà, l’hiver arrive » c’est une réalité, c’est un signe.
Le lendemain, le réveil sonne pour aller travailler et nous sommes réveillés avant, et étrangement, il fait jour plus tôt.
Il n’y a pas de surprise en soi, puisque l’année précedente, nous l’avons déjà vécu ce changement.
Mais nous résistons, et c’est l’épreuve.
Ce « plus tôt » est relatif, le soleil ne se couche pas plus tôt, ne se lève pas plus tôt, notre système d’observation du temps a changé et c’est tout notre système mental, physique, perceptif, qui doit changer sa perception.
Nous allons rapidement, ou plus longuement nous adapter. Nous y arriverons. Nous serons peut-être fatigué, peut-être plus en forme avec ce rythme.
Vous voyez peut-être où je veux en venir. Nous sommes confrontés à l’épreuve du changement, avec l’heure, comme dans un parcours thérapeutique ou de coaching professionnel. Nous résistons toujours un peu, jusqu’au moment, où nous passons par l’acceptation.
Quand je dis, j’accepte le changement, mon cerveau et mes sens peuvent résister et je peux créer des signes somatiques. Quand on travaille sur le processus, alors, la résistance diminue, et l’acceptation du changement est réelle.
Lorsqu’on a pu accepter, le changement d’heure, sans peur, sans résistance, alors on peut modéliser cette acceptation pour d’autres possibles changements.
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Bonne semaine à vous.
